Titre
Rembrandt et la Nouvelle Jérusalem - Juifs et Chrétiens à Amsterdam au siècle d'or
Auteur
diverse autoren
Langue
Français
Éditeur
Pananamus´´es - Musée d'art et d'histoire du Judaisme
Prix
€ 38,00
Détails
Hardcover, 366 pagina's, als nieuw
Plus d'informations
La vie de Rembrandt (1606-1669) coïncide avec l'épanouissement culturel et religieux, à Amsterdam, de communautés juives originaires de la péninsule Ibérique et d'Europe centrale. Portés par l'essor et le régime de libertés de la cité, les marranes y réinventent le judaïsme et entretiennent un rapport inédit à l'art et à la représentation. Dans un climat d'attente messianique, des échanges s'établissent entre juifs et chrétiens réformés, à travers un retour aux racines juives de la Bible et un processus d'identification hébraïque qui associe Amsterdam à une «Nouvelle Jérusalem». L'art de Rembrandt et de ses contemporains porte des échos de ces convergences. Si la familiarité du maître avec le monde juif est controversée, l'analyse de certaines de ses oeuvres démontre néanmoins la singularité de son regard sur les juifs et de sa lecture des Ecritures.
Extrait du livre :
Les juifs portugais de la Jérusalem du Nord
YOSEF KAPLAN
Le vendredi 2 août 1675, les juifs portugais d'Amsterdam célébrèrent avec de grandes réjouissances l'inauguration de leur temple somptueux, la rameuse Esnoga de la communauté Talmud Torah, qui rassemblait tous les séfarades de la ville (fig.2). À cinq heures de l'après-midi, en cette veille de l'entrée du Shabbat, les membres de la «Nation juive espagnole et portugaise» (Naçâo judeo espanhola e portuguesa), vêtus de leurs habits de fête, ouvrirent les solennités. Les bourgmestres de la puissante métropole hollandaise, accompagnés d'officiers et de citoyens de haut rang, vinrent honorer de leur présence la mémorable cérémonie. Romeyn de Hooghe, artiste de renom à qui l'assemblée gouvernante de la communauté séfarade avait confié le soin d'exécuter des gravures sur cuivre pour figurer l'événement, réussit à capter dans un dessin riche de détails toute la majesté dont fut imprégnée alors l'enceinte du temple (cat. 29). La cérémonie s'acheva avec tout le décorum et la solennité d'usage lors des fêtes publiques des juifs portugais. Dans leurs statuts et règlements, les dirigeants de la communauté enjoignaient leurs membres de se montrer dignes, à l'intérieur de la synagogue, de l'étiquette et des bonnes manières qu'exigeait leur condition de «gens policés» (gente-politico), c'est-à-dire d'hommes instruits et civilisés. Ils se devaient d'être les porte-parole du «bon judaïsme» (bom judesmo), un judaïsme raffiné et aristocratique digne de leur lignée. Du simple fait de leur condition séfarade, ils s'assumaient comme les descendants de la noble souche des «exilés de Jérusalem qui sont à Sepharad» (verset 20 de la prophétie d Abdias), autrement dit des familles de la dynastie....
Extrait du livre :
Les juifs portugais de la Jérusalem du Nord
YOSEF KAPLAN
Le vendredi 2 août 1675, les juifs portugais d'Amsterdam célébrèrent avec de grandes réjouissances l'inauguration de leur temple somptueux, la rameuse Esnoga de la communauté Talmud Torah, qui rassemblait tous les séfarades de la ville (fig.2). À cinq heures de l'après-midi, en cette veille de l'entrée du Shabbat, les membres de la «Nation juive espagnole et portugaise» (Naçâo judeo espanhola e portuguesa), vêtus de leurs habits de fête, ouvrirent les solennités. Les bourgmestres de la puissante métropole hollandaise, accompagnés d'officiers et de citoyens de haut rang, vinrent honorer de leur présence la mémorable cérémonie. Romeyn de Hooghe, artiste de renom à qui l'assemblée gouvernante de la communauté séfarade avait confié le soin d'exécuter des gravures sur cuivre pour figurer l'événement, réussit à capter dans un dessin riche de détails toute la majesté dont fut imprégnée alors l'enceinte du temple (cat. 29). La cérémonie s'acheva avec tout le décorum et la solennité d'usage lors des fêtes publiques des juifs portugais. Dans leurs statuts et règlements, les dirigeants de la communauté enjoignaient leurs membres de se montrer dignes, à l'intérieur de la synagogue, de l'étiquette et des bonnes manières qu'exigeait leur condition de «gens policés» (gente-politico), c'est-à-dire d'hommes instruits et civilisés. Ils se devaient d'être les porte-parole du «bon judaïsme» (bom judesmo), un judaïsme raffiné et aristocratique digne de leur lignée. Du simple fait de leur condition séfarade, ils s'assumaient comme les descendants de la noble souche des «exilés de Jérusalem qui sont à Sepharad» (verset 20 de la prophétie d Abdias), autrement dit des familles de la dynastie....
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